Mon Étoile

Des cieux englués se fraie ta mélopée
Douce et sinueuse perçant la canopée,
Ensorcelant esprits et corps sur ton passage
Jusqu’aux miens égarés d’homme terrien sauvage

Des cieux endormis nait ta fraiche clameur
Au rythme étincelant, ode à l’aube du cœur,
Sous ton manteau d’or où se blottissent les ombres
Respirent les espoirs d’une journée moins sombre

Des cieux oniriques où chaloupent tes flammes
D’un sens à l’autre le vague se fait en l’âme,
La nuit nous inonde de questions qui s’achèvent
Avec notre au delà d’ignorance et de rêve.

Des cieux comateux où s’est posé ton phare
Le chemin se retrouve enveloppé d’espoir,
Ton aura attractive arrache mon désir
A l’horizon portuaire où s’ancre mon navire.

Des cieux obscurcis, blessés, baignés de sang
Ton guide rayonnant veut me sortir du rang,
Amarres y mon être, une brise, une voile
Je plonge aveuglé, serein, Ô mon Étoile.