Histoire de clim

Qu’y a-t-il de plus stupide qu’une clim en hiver ?

Rien sans doute, et pourtant celle de mon bureau ne s’éteint jamais. Oh, elle donne bien l’impression de vouloir s’arrêter parfois, lorsqu’on lui demande gentiment. Mais cette clim là n’est pas comme les autres: elle décide de son plein gré de ce qu’elle doit faire. Elle décide de quand elle doit le faire. Et elle décide assez précisément de la température qu’elle désire atteindre. En un mot, elle vit.

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Là, il y a cinq minutes qu’elle souffle un air polaire dans le bureau. Personne ne lui a demandé puisque la dernière instruction que nous lui avons transmis grâce à sa console de conversation et à son bouton ON/OFF était « Eteint toi totalement et définitivement ». Elle s’est éxecuté pour ne pas nous froisser, après quelques minutes (elle n’execute jamais nos ordres immédiatement, elle a sa fierté), puis elle est resté calme, ainsi, juste le temps nécessaire pour que nous pensions à autre chose. Ensuite discretement, elle s’est rallumé. Doucement d’abord et puis dementiellement ensuite. Son objectif: le zéro absolu. C’est son rêve, son but, son mythe. Elle fera tout pour y parvenir. Elle réessaiera inlassablement jusqu’à ce qu’un jour la température l’emporte sur nos mouvements et que nous ne puissions plus nous lever pour l’éteindre. La lutte vous parait inégale ? Vous avez raison. La machine ne cède pas, elle ne s’avoue jamais vaincu. Elle nous aura au mental, à l’usure. Déjà un an que ça dure. Aucun service technique n’a pu la remettre dans le droit chemin. Notre bureau est le plus froid de tout le batiment, et nous perdons chaque jour un temps considérable à nous lever pour l’éteindre. Nous faisons ça à tour de rôle et la pièce n’est jamais laissé innocupé même aux heures des repas. La nuit, nous laissons les fenêtres ouvertes afin que le matin ne soit pas un insurmontable cauchemard pour le plus matinal d’entre nous.

Cette clim nous tient sous sa coupe (glacée) et son omnipuissance nous consterne chaque jour un peu plus. Ca fait froid dans le dos n’est-ce pas ?

2 réponses sur “Histoire de clim”

  1. « Qu’y a-t-il de plus stupide qu’une clim en hiver ? »

    J’ai trouvé la réponse : un chauffage en été. Non? J’ai gagné quoi? (à part le droit de me taire)

    Sinon j’ai un peu réfléchi aux avantages de ta clim’ récalcitrante, j’en ai trouvé quelques uns :

    – pas besoin d’avoir un frigo (pour la ptite « gamelle » du midi si tu as la chance d’emmener ta gamelle au boulot… un peu kitsch mais souvent moins pire que le self de la boite et/ou que les kebabs du quartier)

    – obligation de faire de l’exercice (pour aller l’éteindre). Alors que tes collègues des autres bureaux, eux, s’empâtent lamentablement dans leurs fauteuils en cuir et envient ton corps d’athlète (… sisi)

    – moins de risques de s’enrhumer, car si la température approche le zéro absolu, aucun doute, les microbes sont morts (et toi aussi mais là n’est pas la question).

    … je n’ai trouvé que ça pour le moment mais avoues que tu as presque envie de sauter de joie et de remercier ces incapables de techniciens incapables de réparer ta clim.

    Merci qui ?!

    😉

    De rien…

    PS: pas mal ton blog, même si ce n’est qu’un début, je crois que j’vais me remettre au boulot sur le mien finalement…

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