6 réponses sur “Infranchissable”

  1. D’autres esclaves ? d’autres actes ? d’autres entraves ?
    Les actes n’étant que la concrétisation de nos possibilités physiques et mentales, ne sommes-nous pas plutôt limités dans nos actes et esclaves de nos sensations qu’elles soient physiques ou mentales ?

  2. Ici c’est plutôt de responsabilité et de libre arbitre dont il est question. Dis autrement:
    Puisque tu es responsable de tes actes et que tes actes font ta vie, pourquoi en veux-tu aux autres (personnes) de ce qui t’arrive ?

  3. Oups, désolé, j’avais zappé le « à »… Ca n’a pas le même sens comme cela.
    Concernant le « libre arbitre », il y a parfois des situations pour lesquelles tes actes libres n’ont pu prévoir les actes libres des autres et on se retrouve avec un télescopage qui fait que on peut en vouloir à l’autre.
    Exemple cru et méchant :
    tu prends la voiture, comme tous les jours, pour aller au boulot et il y a une réunion « importante ». Tu pars 15 minutes plus tôt, au cas où. Et là tu es bloqué dans un méga bouchon à cause d’un accident. Tu t’en veux à toi, tu aurais pu partir deux heures plus tôt, ou tu souhaites que les gens se soient vraiment faits mal pour que cela justifie la merde dans laquelle ils t’ont mis pour sûrement une faute d’inattention (et au passage à proximité de leur véhicule les engueuler pour leur faute).
    Nota bene : je sais qu’il y a des réactions intermédiaires mais j’extrapole.

  4. Je dirais que c’est plutôt les actes des autres, qui peuvent aller à l’encontre de nos besoins, qui font monter l’énervement en nous…
    Ainsi, nous devenons parfois la cible de l’énervement de celui qui voit ses besoins insatisfaits alors qu’il avait placé son espoir de satisfaction… en nos actes, précisément… de la pure frustration… stérile qui plus est, si le besoin reste inconnu et/ou que solution n’est pas trouvée.

  5. Cette phrase est une pensée d’un moine bouddhiste. Si c’était ma phrase, je dirai plutôt « nous sommes responsable de nos actes, pourquoi en vouloir à d’autres ? » Le mot esclave ajoute quelque chose que je trouve assez déroutant. Comme si nous pouvions à la fois être auteur de nos actes et esclaves de nos actes. Car si nous ne pouvons en vouloir aux autres et que nous ne pouvons non plus en vouloir à nous même (puisque l’esclave subit), alors personne n’est responsable (encore que subir et être esclave peut être un choix). C’est sans doute l’idée bouddhiste qui est derrière cette phrase mais à mon sens elle va trop loin.

    Ni l’un ni l’autre Derf. Quand le cours externe des évènements fait que tu ne peux réaliser tes plans et que ce n’est pas une « faute » de prévision de ta part, il n’y a personne à qui en vouloir à mon avis. Sauf peut-être à Dieu, mais encore faut-il y croire…

    Izt, cette idée que les autres vont se mettre en travers de notre vie est très proche de cette idée de dé-responsabilisation que cette phrase tente justement de prévenir. Mettre son espoir et sa satisfaction sous la responsabilité de l’autre c’est prendre un risque énorme, celui d’être constamment déçu. A quoi bon ? Pourquoi ne pas simplement vivre la relation de son propre bout, sans aller déposer des attentes, des demandes et des besoins chez l’autre, dont on ne maitrise de toutes façons aucune des réactions ? La frustration est effectivement inéluctable dans ce cas car l’autre ne peut jamais répondre parfaitement à tout. De solution chez l’autre il ne peut y avoir pour soi.

    Mieux vaut à mon sens se prendre en charge, se sentir responsable de son propre bonheur et n’en vouloir à personne de sa propre frustration. Ca permet d’avancer et de résoudre les passages difficiles de relations qui dans les conditions que vous décrivez sont vouées à l’échec.

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